
Rio Tinto et Glencore mettent fin aux négociations de fusion suite à un différend sur le prix, une nouvelle relayée par la presse internationale le Jeudi 5 Février dernier.
Les deux géants miniers ont indiqué qu’ils ne se sont pas entendus sur certaines conditions particulièrement le Prix. Une nouvelle qui vient annuler ce qui aurait pu être l’un des plus importants projets du secteur minier.
Rio Tinto a déclaré que les discussions avec Glencore ont rendu impossible de parvenir à un accord cet accord qui créerait de la valeur aux actionnaires.
Selon le code britannique des offres publiques d’acquisition, Rio doit désormais attendre au moins six mois avant de faire une offre ferme sur Glencore, et elle ne peut participer à des offres concurrentes ou conjointes que si un tiers annonce une offre formelle ou si le conseil d’administration de Glencore y consent.
De son côté le conseil d’administration de Glencore se dit inquiet concernant la gouvernance. Selon lui le fait que Rio conserve les rôles de président et de PDG dans une entité fusionnée sous-évaluerait « considérablement » la contribution de Glencore.
Ce qui va rendrait l’opération inappropriée pour les actionnaires de Glencore.
Signalons que l’annonce de l’échec de ces discussions a provoqué une forte chute des actions de Glencore jusqu’à 10 % à Londres. Contrairement à celles de Rio qui sont restées globalement stables.
Les analystes de Jefferies ont indiqué que, malgré les difficultés liées aux fusions à grande échelle dans le secteur minier, dues à des facteurs culturels, réglementaires et géopolitiques, la logique stratégique d’un rapprochement entre Rio et Glencore était manifeste.
<< l’insistance de Glencore à détenir une participation et un contrôle significatifs sur la nouvelle entité constituait un obstacle majeur>> A-t-il souligné
Suite à l’échec des négociations, Rio Tinto devrait se recentrer sur ses priorités internes, notamment un objectif de gains de productivité annualisés de 650 millions de dollars d’ici la fin du premier trimestre 2026 et une levée de fonds opportuniste de 5 à 10 milliards de dollars provenant d’actifs existants. L’entreprise prévoit également de maintenir un taux de distribution de dividendes de 40 à 60 % et de poursuivre la réduction de sa dette nette, qui s’élevait à 14,6 milliards de dollars au premier semestre 2025.
Glencore, de son côté, pourrait explorer d’autres stratégies pour créer de la valeur pour les actionnaires, notamment d’éventuelles scissions de son activité charbonnière, de nouvelles opportunités de fusions-acquisitions ou l’expansion de son portefeuille de cuivre.
Des analyses démontrent que la production de cuivre demeure un axe stratégique majeur pour les deux entreprises. Pour Rio Tinto une augmentation possible de sa production de 850 000 tonnes en 2026 et 1 million de tonnes d’ici 2028 et 1,6 million de tonnes d’ici 2035.
Glencore lui , dispose de projets susceptibles d’atteindre ces objectifs, mais tout dépend de la mise en œuvre.
Retenons que les désaccords sur le prix et la gouvernance sont les principales causes de l’échec de ces négociations. Rien de définitif à ce stade. Les négociations pourraient reprendre dans l’avenir.
FK
Source: Financial Times
