
En fin Janvier 2026,le prix du cuivre a augmenté de 41,7% et s’est négocié à 14.527,50 dollars équivalent à 12.264,12 euros, la tonne.
Le cuivre est très demandé pour la fabrication des équipements destinés à la transition verte, la défense et aux centres de données pour l’intelligence artificielle (IA).
En décembre 2025 certains géants miniers ont dévoilé d’ambitieux projets de leurs activités liées au cuivre notamment le groupe basé à Baar qui avait annoncer vouloir doubler sa production en 10 ans pour la faire grimper à 1,6 million de tonnes par an d’ici 2035.
De son côté, Glencore qui s’était déjà considérablement renforcé dans le cuivre lors de sa fusion en 2013 avec le groupe anglo-suisse Xstrata, avait présenté une dizaine de projets pour ses mines de cuivre et envisagerait le redémarrage de sa mine d’Alumbrera, en Argentine.
Pour atteindre cet objectif, Glencore prévoit de débourser plus de « 23 milliards de dollars d’investissements », a souligné Derren Nathan, directeur de la recherche actions chez Hargreaves Lansdown, dans un commentaire de marché. Mais les récentes discussions avec Orion CMC montrent qu’il « n’y a pas de pénurie de partenaires intéressés » par ses projets, a-t-il relevé.
En outre, Deux jours avant la date butoir pour l’offre de Rio Tinto, Glencore avait annoncé qu’il était en discussion avec ce consortium, créé en octobre 2025 par la société d’investissement Orion Resource Partners en partenariat avec le gouvernement américain pour sécuriser l’approvisionnement des Etats-Unis en matériaux critiques.
Présentement Glencore et Orion CMC sont en discussions pour une possible participation dans les actifs du groupe suisse en RDC, mais aussi pour des éventuels projets du cuivre sur le. Continent africain.
Selon Derren Nathan, la capacité de Glencore de continuer à croître de manière indépendante « n’est pas remise en question », mais le mouvement de consolidation à l’œuvre dans le secteur minier « ne va pas disparaître », a-t-il relevé.
« Reste à savoir si quelqu’un aura la puissance de feu ou les tripes pour une aussi grosse opération », a-t-il nuancé.
En novembre, le géant australien BHP a renoncé à son projet d’acquisition du groupe britannique Anglo American. Une telle opération aurait créé le numéro un mondial du cuivre.
Mais l’Anglo American est, lui, en passe d’obtenir le feu vert de l’Union européenne pour fusionner avec le groupe canadien Teck Resources, ce qui pourrait mettre la pression sur les autres grandes sociétés minières.
La rédaction
Source : TV5 monde
