
L’atelier sur l’État des lieux de fonctionnement et des réalisations des organismes spécialisés organisé à Kinshasa du 14 au 16 Mars 2026 a produit de nouvelles orientations pour corriger les faiblesses constatées sur terrain. Une reconfiguration institutionelle qui alimente les débats au sein de la société civile engagée dans le secteur minier.
Dans une lettre adressée à son Excellence Judith Suminwa Première Ministre et chef du gouvernement, la coordination de actions de plaidoyer de la société civile pour la gouvernance des ressources naturelles se montre préoccupée par une récente proposition de directive complémentaire à la gestion de la dotation minimale de 0.3% du chiffre d’affaires des entreprises minières destiné au développement local.
Les oorganisations réunies au sein de la plate-forme reconnaissent la nécessité d’améliorer la gestion de ces fonds tel que le veut le code minier de 2018 mais se disent inquiètes quant au projet de directive présenté.
Les OSC dénoncent une tendance à la centralisation excessive des décisions notamment en ce qui concerne la validation des projets.
D’après ces organisations, cette approche viendrait ralentir les procédures qui ont toujours été critiquées à cause de leur lourdeur.
La Coalition rappelle que le manque de transparence dans l’allocation des fonds, la faible implication des communautés locales , le non-respect des procédures de passation des marchés et même l’inadéquation de certains projets avec les priorités locales ont toujours fait l’objet de critique.
Pistes des solutions et recommandations
Les activistes réunis estiment que la solution ne réside pas dans la création de nouvelles structures mais bien au contraire la réforme du manuel de gestion et les règles de fonctionnement du Comité de supervision serait une issue.
Les OSC recommandent une approche décentralisée pour renforcer le rôle des provinces, des entités locales et des communautés dans le choix et le suivi des projets en vue d’un développement inclusif et durable.
Pour réussir le pari de la dotation de 0.3% comme véritable levier de développement pour les populations directement impactées par l’activité minière, les organisations appellent à un dialogue ouvert entre le gouvernement, les entreprise minières et la société civile.
Flore KAYALA MUKALA
