
Par Mahaman L. Gaya
Expert en énergie et pétrole
Ancien Ministre au Niger
Transition énergétique dictée, ressources en otage, prix du sang et de la dette. L’Afrique face à un néocolonialisme ?
Du Nigeria au Soudan, de la République démocratique du Congo à la Libye, les conflits sont nourris par la lutte pour les ressources extractives.
Le terrorisme au Sahel, les conflits au Soudan et dans l’Est de la RD Congo ? Une aubaine pour justifier les interventions étrangères et sécuriser les convois miniers et énergétiques.
Les populations paient le tribut : des milliers de morts, des millions de déplacés, des économies ruinées. Pendant ce temps, les multinationales signent des contrats léonins sous protection militaire ; c’est la ‘’malédiction des ressources‘’ version impérialiste : l’abondance qui appauvrit.
Le piège énergétique mondial : transition verte et dette, nouveaux outils de domination
L’impérialisme se modernise.
La fausse promesse de la transition énergétique imposée
L’Occident impose une ‘’transition verte‘’ qui sert d’abord ses intérêts.
L’Afrique doit abandonner ses hydrocarbures (qu’elle n’a même pas le droit de raffiner) pour des panneaux solaires et des éoliennes… fabriqués en Chine ou en Europe, financés par des prêts odieux (Groupe de la Banque Mondiale, Union Européenne,…). Résultat : dépendance technologique accrue et dette éternelle.
La guerre au Moyen-Orient en 2026 a fait flamber les prix énergétiques ; l’Afrique, otage, subit des pénuries sans pouvoir profiter de ses propres réserves.
C’est le piège : on nous vend la ‘’durabilité‘’ pendant qu’on nous vole nos ressources critiques (cobalt, lithium, uranium) pour les batteries et les centrales nucléaires occidentales.
Le piège de la dette : FMI et Banque mondiale comme gendarmes du système
Les institutions de Bretton-Woods imposent austérité, privatisation et ouverture des marchés.
Les subventions énergétiques sont démantelées au nom de la ‘’bonne gouvernance‘’, aggravant la misère populaire.
La dette explose : service de la dette qui dévore les budgets, impossibilité d’investir dans des infrastructures souveraines. C’est le néocolonialisme financier : on endette pour mieux contrôler.
L’Afrique paie trois fois : en ressources pillées, en souveraineté perdue et en souffrances sociales.
A suivre…
