
Il se tient à Kinshasa du 25 au 26 Novembre le Forum de Haut Niveau sur la gouvernance des finances publiques qui réunit décideurs nationaux, partenaires techniques et experts autour de l’enjeu stratégique de l’intégration des recettes du secteur extractif dans le cadrage macroéconomique de la RDC.
Organisé par le Ministère du Plan avec l’appui de l’ITIE-RDC avec le financemnent du COREF et la coopération allemande via la GIZ, ce forum marque une étape importante vers plus de transparence, de prévisibilité budgétaire et de redevabilité dans la gestion des ressources publiques.
Présenter les résultats et les leçons tirées des efforts en matière de mobilisation des recettes domestiques, vulgariser l’arrêté interministériel revisé portant création du Comité permanent de cadrage macroéconomique CPCM, intégrer la modélisation projet par projet et identifier des recommandations concrètes pour institutionaliser durablement cette approche dans le processus budgétaire, tels sont les objectifs du Forum de haut-niveau qui de déroule dans la ville de Kinshasa du 25 au 26 Novembre 2025.
Organisé sous la supervision du Comité exécutif, à l’initiative du Secrétariat technique de l’ITIE-RDC et de la direction des études macroéconomique DEME, ce Forum de haut niveau sur l’affinement dj modèle de cadrage macroéconomique prenant en compte les prévisions des recettes issues du secteur extractif (Mines et hydrocarbures) appuyé techniquement et financièrement par le COREF et la cooperation allemande par l’intermédiaire du projet DISM II de la GIZ sur la mobilisation des recettes du secteur minier, vise une compréhension commune des résultats de la phase pilote de modélisation des projets, du rôle de la modélisation dans la prévision des recettes minières et des mesures nécessaires à prendre pour remédier aux difficultés rencontrées.
Préludes à la loi des finances 2027
En outre, cette réunion solennelle de différentes parties prenantes du secteur extractif Congolais et des partenaires d’appui au développement se veut un espace d’intégration durable de la modélisation suivant l’approche de l’analyse fiscale des industries extractives (AFIE/ FARI) du FMI au sein du CPCM via un cadre de collaboration opérationnel et des ses compétences techniques renforcées y ajouter l’intégration effective des analyses issues de la modélisation des projets miniers analysés dans la préparation de la loi des finances pour l’année 2027, repère structurel du programme du gouvernement appuyé par la facilité elargie du crédit FMI.
Les données erronnées sont pires que l’absence des données
Dans son mot de circonstances , le coordonnateur national de l’ITIE-RDC Jean-Jacques Kayembe a indiqué que la consolidation du chantier de l’amélioration de la gouvernance publique est un des objectifs poursuivis par la norme ITIE 2023 qui en son exigence 4.1 vise la mobilisation des recettes domestiques pour permettre au gouvernement de rencontrer les besoins de plus en plus accrus de la population du reste propriétaire primaire des ressources naturelles.
<> A-t-il dit
Et d’ajouter
<> A insisté le coordonnateur national de l’ITIE-RDC
À en croire les Monsieur Jean-Jacques Kayembe, cette situation limite la capacité de l’État Congolais à correctement anticiper ses revenus miniers et hydrocarbures.
À son tour, le représentant de l’Union européenne près la RDC a expliqué l’intérêt de l’Union européenne pour la transparence dans le secteur extractif car cette dernière va transformer effectivement les richesses du sous-sol Congolais en prospérités partagées pour les populations.
Pour sa part, le Ministre d’État, Ministre du plan et de la coordination de l’aide au développement Guylain Nyembo qui a donné le coup d’envoi des travaux dudit Forum a expliqué que l’idée des échanges est d’arriver à mettre en place un système d’informations qui garantit la fiabilité des prévisions notament celles liées au secteur extractif.
<< En agissant ainsi, nous pourrons en tirer plusieurs dividendes notament les projections budgétaires seront épargnées des chocs d’instabilité aux quels elles ont assé souvent été exposées ; la capacité de la RDC d’anticipation serait renforcée et les financements des investissements publics vont avoir une place de choix>> A-t-il déclaré.
Notons que l’arrêté co-signé le 25 Septembre dernier entre les Ministères des finances, du budget, des Mines, des hydrocarbures, du Plan et de l’économie nationale a l’avantage d’introduire dorénavant la modélisation financière des projets extractifs parmi les prérogatives du CPCM en dotant celui-ci d’un noyau de prévisions des recettes extractives qui travaille aux côtés d’un noyau prévision et simulation macroéconomique.
Genèse de la modélisation des projets miniers selon le modèle FARI
Godefroid MISENGA MILABY Secrétaire exécutif du COREF est revenu sur le processus de mise en place du cadre institutionnel autour de la prévision des recettes minières. D’après lui, les discussions sur l’affinement du cadrage macroéconomique ont commencé en 2012 . Tout en saluant la signature de l’arrêté interministériel qui d’après lui démontre de la volonté politique de l’Etat Congolais à bien faire les choses, il a précisé que c’est finalement en 2022 que la RDC après avoir pris part à 3 sessions a élaboré q
Sa première ébauche de la modélisation fiscale selon le modèle FARI.
Retenons que pour cette première journée , les échanges ont tourné autour de trois sessions sont deux panels qui ont eu pour thèmes enjeux politiques de la prévision des recettes et panorama des résultats et défis qui a connu la participation de leurs excellences les sieurs les Ministres co-signataires de l’arrêté ensuite les enjeux techniques et institutionnels de la prévision projet apr projet avec la participation des services du Ministère des Mines, du FMI, du centre Carter, de l’ITIE-RDC et du Ministère du budget. Signalons que juste après ces deux panels, la troisième session était celle des questions réponses autour de la revue approfondie du rapport sur la. Modélisation de 4 projets miniers KCC, METALKOL, SOMIDEZ et COMMUS faite par la cabinet indépendant KOINON recruté par l’ITIE-RDC.
Les institutions publiques, les opérateurs miniers, les OSC, le experts et consultants impliqués dans le projet DISM et les modélisations ainsi que les partenaires techniques et financiers prennent part à ces Assises.
Flore KAYALA MUKALA
