
L’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion Sociale (IPDHOR) exprime sa profonde indignation suite à l’arrestation de onze (11) membres des communautés de Kabobwa,
victimes d’un processus de délocalisation manifestement défaillant et injuste.
À travers un communiqué de presse envoyés à la rédaction de www.oisillonsinfos.org , l’ONG exprime à communautés la fois un regret et un mécontentement concernant la délocalisation des communautés de Kabobwa par un projet minier.
D’après le communiqué, ces communautés ont été déplacées sans bénéficier d’une réinstallation moins encore de l’accompagnement en dépit des compensations reçues en contrepartie de ces délocalisations et que l’ONG trouve dérisoires et insuffisantes pour garantir des conditions de vie dignes.
L’IPDHOR dénonce également des problèmes sanitaires graves dont sont victimes ces communautés en raison des activités minières de TFM.
Les voix s’élèvent contre le non-respect de l’engagement contractuel pris par l’entreprise TFM pour accompagner les communautés et améliorer leurs conditions de vie après cette
délocalisation. Face à ce défi de survie, les populations délocalisées se sont vues dans l’obligation de retourner sur leur site d’origine Kabobwa en date du 20 avril dernier. Le retour n’étant pas apprécié par l’entreprise, cette dernière a ordonné l’arrestation de quelques ténors de ce mouvement. Au total 11 personnes ont été interpellées.
L’IPDHOR dénonce avec la plus grande fermeté l’interpellation de ces citoyens intervenue en date du 1er mai 2026, jour férié, dans des conditions assimilables à des actes d’intimidation, alors même qu’ils
revendiquent légitimement leurs droits fondamentaux.
<<Cette arrestation arbitraire apparaît comme une tentative de faire taire des victimes déjà profondément affectées par un processus injuste.>> Poursuit le communiqué.
En cons
l
L’IPDHOR exige la libération immédiate et sans condition des onze (11) personnes arrêtées arbitrairement ; dénonce les actes d’intimidation visant les communautés affectées par les activités de TFM ; demande à Madame la Gouverneure de province de diligenter une mission d’enquête indépendante sur le processus de délocalisation de Kabobwa, y compris le respect des clauses convenues ; appelle à une réévaluation complète des mécanismes de délocalisation, dans le respect des droits humains et des standards légaux ; recommande la dissolution de la commission Provinciale de délocalisation actuelle, dont
l’inefficacité, le manque de transparence et le non-respect des engagements aggravent la souffrance des communautés affectées.
Enfin L’IPDHOR rappelle que le respect des droits humains, la dignité des populations et la justice sociale ne sauraient être sacrifiés au profit d’intérêts économiques et égoïste
Flore KAYALA MUKALA
