
Chaque 5 Juin, le monde célèbre la journée mondiale de l’environnement. Les discours se succèdent, les arbres sont plantés, les engagements renouvelés.
Pourtant une question demeure: Pourquoi les crises environnementales continuent-elles de s’aggraver malgré une prise de conscience aussi forte?
La nouveauté aujourd’hui n’est plus la connaissance des problèmes. Nous savons que le changement climatique s’accélère, que la biodiversité s’éffondre et que la pollution menace la santé humaine. Le véritable défi est ailleurs: dans notre capacité à reconcilier développement économique, justice sociale et préservation de l’environnement.
Cette refléxion est particulièrement pertinente pour les pays riches en ressources naturelles comme la République démocratique du Congo . Alors que le monde se tourne vers les minerais stratégiques pour réussir sa transition énergetique , il est essentiel de rappeler qu’une transition dite verte ne peut être durable si elle reproduit les mêmes injustices environnementales et sociales du passé.
L’environnement ne doit plus être considéré comme une contrainte au développement mais comme sa condition. La protection des écosystèmes , la participation des communatés locales, la prise en compte du genre et la transparence dans la gestion des ressources doivent devenir des indicateurs de progrès au même titre que la croissance économique.
En cette journée mondiale de l’environnement, l’irgence n’est plus seulement d’agir davantage . Elle est d’agir autrement car la planète n’a pas seulement besoin des promesses supplémentaires; Elle a besoin de choix courageux et cohérents.
<<Aujourd’hui la communauté internationale se rassemble autour du thème « L’Action climatique ». Ce thème nous rappelle que l’heure n’est plus aux débats, mais à l’action urgente, ambitieuse et solidaire pour protéger notre planète et garantir un avenir viable aux générations futures>> a déclaré la Ministre de l’environnement, développement durable et nouvelle économie du climat Marie Nyange
Marie Nyange saisit l’occasion à travers cette célébration pour rappeler le rôle stratégique de la RDC dans la protection de l’environnement mondial.
<<Avec ses 155 millions d’hectares de forêts tropicales, ses tourbières uniques, ses immenses ressources en eau douce, sa biodiversité exceptionnelle et ses minerais stratégiques, notre pays est au cœur des équilibres climatiques et énergétiques de la planète>> A-t-elle dit.
La Ministre déplore cependant les menaces notament la déforestation, l’exploitation non durable, l’urbanisation anarchique et les effets du changement climatique qui pèsent sur les ressources de la RDC.
Rappelant les réformes engagées des réformes majeures notamment:
- Nouvelle Politique Forestière Nationale et révision du Code forestier.
- Stratégie Nationale pour la Biodiversité renforcée.
- Programme “La Forêt, C’est Nous” visant la restauration de 8 millions d’hectares et la plantation de 5 milliards d’arbres.
- Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) en cours de finalisation.
- Mise en place de l’Autorité de Régulation des Marchés de Carbone (ARMCA) et du Registre National Carbone pour garantir transparence et crédibilité.
Madame la Ministre souligne que les ressources naturelles de la RDC rendent des services écologiques inestimables à l’Afrique et au monde et que eur préservation est une responsabilité collective mondiale.
La patronne du secteur vert de la RDC invite les partenaires techniques et financiers, les institutions multilatérales, le secteur privé et la communauté internationale à accompagner davantage les efforts de la RDC card’après elle , investir dans les forêts, la biodiversité, les tourbières et les solutions climatiques de la RDC, c’est investir dans la stabilité climatique de la planète.
« En ce 5 juin, réaffirmons ensemble notre engagement à agir pour le climat, pour la nature et pour les générations futures. La République Démocratique du Congo entend consolider son statut de “Pays-Solution” face aux défis climatiques et environnementaux du XXI ème siècle » A-t-elle conclut.
Flore KAYALA MUKALA
