
Le Conseil d’État de la République Populaire de Chine a rendu public le décret n°837 intitulé« Règlements sur les investissements à l’étranger ». Signé par le Premier ministre Li Qiang exigeant la soumission de tous les projets miniers à l’étranger au contrôle direct de Pékin
La réforme qui entre officiellement en vigueur le 1er juillet 2026 prochain impose un examen de sécurité obligatoire pour les projets jugés sensibles et encadre strictement les transferts de technologie et de savoir-faire.Cette nouvelle réglementation vient matérialiser la loi révisée sur les ressources minérales de la Chine et redéfinit radicalement les règles du jeu pour les opérateurs miniers chinois actifs à l’international, notamment en République démocratique du Congo.
Octroyant à l’Etat un droit de véto absolu sur toutes les négociations, le texte interdit strictemet le transfert de technologie à l’étranger.
Pour la République démocratique du Congo, premier producteur mondial de cobalt et pilier de la Copperbelt, ce décret modifie profondément l’approche des négociations minières. Les géants miniers chinois implantés dans le pays ne répondent plus uniquement à des logiques de marché ou à des accords bilatéraux de co-entreprise. Leurs décisions stratégiques dépendent désormais d’une validation juridique et sécuritaire à Pékin.
Flore KAYALA MUKALA
