
Après 46 Mois soit près de 4 ans, de 2022 à 2026,de mise en œuvre, le projet DISM II a officiellement été clôturé lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel Hilton à Kinshasa.
Réunissant les partenaires institutionnels, techniques et financiers ainsi que les bénéficiaires du projet, l’événement a permis de revenir sur les principaux acquis atteints en ce qui concerne la gouvernance minière et la mobilisation des recettes publiques.
La cérémonie ouverte et clôturée par l’hymne nationale a été modérée par Adrien Mwenyemali, conseiller principal en fiscalisté à la GIZ.

Le moment fort a été marqué par un panel technique autour du thème : << Données, gouvernance et compétence : Un cercle vertueux pour une mobilisation plus efficace des recettes minières>>
Six intervenants représentants les différents axés d’intervention du projet ont partagé les résultats obtenus sur :
- La modélisation financière des projets miniers
- Le renforcement des capacités des règles financières
- Le développement des systèmes d’information et de publication des données
- Le dialogue multipartite autour de l’utilisation des données
- La participation des femmes et des médias au contrôle citoyen
- L’appui aux réformes relatives à la mobilisation des recettes
Godefroid Misenga, Secrétaire exécutif du COREF et président du Comité de pilotage du projet DISM Il a déclaré :
<<En dotant notre administration des compétences renforcées et d’outils performants, le projet contribue à l’instauration d’une gouvernance efficace, transparente et durable au bénéfice du développement économique et social de notre nation>>
Et d’ajouter
<<Au delà de leur valeur économique immédiate, les ressources naturelles doivent devenir un véritable moteur de développement durable au profit des générations présentes et futures. Dans cette perspective, l’intégration de la modélisation financière de grands projets miniers dans les prévisions budgétaires constitue des réformes structurantes>> A-t-il précisé.

Et de poursuivre
<<Portée par le noyau de prévision des recettes extractives au sein du Comité permanent de cadrage macroéconomique, cette initiative améliore la capacité d’anticipation des recettes minières, renforce la crédit du budget de l’État et contribue à la soutenabilité des finances publiques ainsi qu’à la stabilité macroéconomique>> a-t-il affirmé.
Dans son intervention, le Secrétaire exécutif du COREF a notamment mis en évidence l’apport du projet dans le renforcement des réformes et des mécanismes destinés à améliorer la gestion des finances publiques et des revenus issus du secteur extractif.
De son côté, Jean-Jacques Kayembe coordinateur de l’ITIE et vice-président du COPIL a affirmé que le projet a contribué significativement à l’amélioration de la disponibilité des données et leur utilisation.
<< Ensemble nous avons travaillé sur la digitalisation afin que l’information soit disponible en temps utile>> A-t-il dit.
Rappelant les réalités du monde actuel plus marqué par l’intelligence artificielle, le coordonnateur a expliqué que le manque des données est un facteur d’inéfficacité de l’ITIE dans le cadre de son travail sur la mobilisation des recettes domestiques.
Il rajoute: <<Cette importante activité a franchi une étape décisive avec l’adoption en Août 2024 de l’étude de faisabilité de la divulgation systématique assortie d’une feuille de route qui en constitue désormais la boussole>>
Le Coordinateur affirme que la divulgation systématique rendue obligatoire par la norme ITIE invite à un changement de paradigme.
Dressant pour sa part un bilan de 46 Mois de travail, la conseillère technique principale du projet DISM II de la GIZ, Herminie Dépanne a présenté le bon et le mauvais côté de la mise en œuvre tout en louant les efforts des institutions partenaires et acteurs impliqués dans l’exécution du dit projet.
<<Malgré un contexte parfois mouvementé, malgré les sensibilités des thématiques abordées et malgré les échanges parfois houleux, nous avons tous ensemble relevé le défi d’améliorer les conditions de collecte des revenus issus fu secteur minier industriel en République Démocratique du Congo>> A-t-elle dit.
Madame la conseillère a exprimé son satisfecit du que les objectifs sont allés au-delà de ceux qui ont été prévus.
<< En 2024, les agents de l’État formés en fiscalité minière ont à leur tour formé leus collègues. Une volonté de pérennisation exprimée qui a porté des fruits. Plus de 200 représentants du secteur étatique y compris les ministres de plan et des mines, les entreprises minières, la société civile se sont retrouvés pour un forum national célébrant la signature d’un arrêté interministériel, celui qui est venu couronner une série d’innombrables réunions de travail, de retraite et de mission à l’extérieur de Kinshasa pour aboutir à l’introduction au sein du cadrage macroéconomique, d’un noyau chargé de la modélisation projet par projet des revenus miniers de grands opérateurs du secteur>> A-t-elle indiqué.

Saluant à son tour les efforts de toute l’équipe GIZ et l’ensemble des parties prenantes, M. Gabriel Moyano Vital, attaché à la gouvernance économique à la délégation de l’Union européenne en RDC, a insisté sur la nécessité de consolider les acquis du projet afin de poursuivre les réformes engagées en faveur d’une gestion plus transparente, efficace et inclusive des ressources minières de la RDC.
Signalons que ce projet a été le plus marqué par la signature d’un arrêté interministériel réunissant les institutions impliquées dans la mobilisation des recettes minières à savoir le Ministère des mines, le ministère de l’économie nationale, le ministère du plan, le ministère du budget, le ministère des finance ainsi que le ministère de l’intérieur.
Cet acte constitue une avancée majeure vers une coordination institutionnelle et une gestion plus efficace des recettes issues du secteur minier.
Flore KAYALA MUKALA
