
Lors de la plénière du vendredi 3 juillet 2026 à l’Assemblée nationale, l’honorable Théo Ngwabidje a analysé deux projets de loi majeurs portés par l’Exécutif central. Entre défense de l’autonomie des provinces et exigence de soutenabilité financière, il a abordé les textes du Gouvernement avec une approche axée sur deux piliers à savoir; la légalité et l’opérabilité.
L’élu du Sud-Kivu a salué l’initiative d’une réforme fiscale spéciale destinée à attirer des partenariats économiques stratégiques, en levant le ton sur le respect du pacte républicain. Il a en outre, pointé du doigt la création d’un guichet unique centralisant des taxes provinciales. Théo Ngwabidje a décelé une violation flagrante de la Constitution et de la loi sur la libre administration des provinces.
Selon l’honorable député et Gouverneur honoraire du Sud-Kivu, l’attractivité économique du pays ne doit pas se construire au détriment de l’autonomie financière des entités provinciales. De plus, il a alerté sur l’absence de mécanismes de contrôle et de sanctions contre les bénéficiaires indus, un vide juridique qui risquerait de fragiliser toute la crédibilité budgétaire de cette réforme.
Le second texte, touchant à la reconnaissance nationale et aux droits sociaux des vaillants soldats des FARDC, a reçu le soutien de principe du député. Cependant, Théo NGWABIDJE KASI a insisté sur un point crucial : une loi de mémoire et de réparation ne peut se transformer en une succession de promesses non tenues par manque de moyens. Avec précision, il a énuméré les zones d’ombre du texte gouvernemental notamment une soutenabilité financière incertaine pour le régime des retraites, un risque d’inclusion problématique d’ex-combattants impliqués dans des crimes graves, l’absence de barèmes clairs pour les pensions, mais également un manque d’encadrement dans la gouvernance de l’Office national des anciens combattants.
Par cette double intervention et initiateur de la loi sur la réforme de l’armée, Théo Ngwabidje Kasi a rappelé l’essence même du contrôle parlementaire en exigeant que chaque loi soit ambitieuse, constitutionnelle et porteuse de droits réels et applicables pour les Congolais. Après la recevabilité de ces deux projets de loi, l’élu a d’ores et déjà annoncé son engagement à poursuivre ce travail de fond et de rectification au sein des commissions ad hoc.
Il sied de noter que cette prise de parole du 3 juillet n’est pas un fait isolé, elle s’ajoute en réalité à une longue série d’interventions et d’initiatives parlementaires par lesquelles le député Théo NGWABIDJE KASI ne cesse de porter la voix de ses électeurs et de défendre l’équilibre des institutions avec le même attachement envers la République démocratique du Congo.
Génie Mulobo
