
L’ Afrique dispose d’importantes ressources minérales , 30% de la réserve mondiale. Cependant le Continent peine encore à capter effectivement la valeur économique de l’exploitation de ces ressources.
D’après les informations relayées par l’agence Reuters, moins de 12 sur 66 fonderies de ferrochrome Sud-africains fonctionnent encore.
Le Secteur minier sud africain est confronté à la hausse du coût de l’électricité et à la concurrence des producteurs déjà bénéficiaires d’une énergie bon marché.
La Guinée avec son ambition de raffiner l’alumine a besoin d’une centrale électrique.
Plusieurs autres pays notamment ; La Zambie, le Zimbabwe, la Namibie, le Mozambique et le Madagascar font également face à des insuffisances énergetiques et infrastructurelles qui limitent leurs capacités à transformer localement leurs ressources.
Pour la RDC , Pays au coeur de la transition énergetique avec 54% de réserve mondiale du cobalt, l’enjeu est double:
- Transformer son avantage gélogique en avantage économique
- Assurer une transition énérgetique juste et durable dans le respect strict des normes ESG
Pour l’industrie minière africaine à la hauteur des attentes de son peuple, le grand enjeu n’est plus l’exploitation des matières premières seules , mais la capacité à réunir des conditions nécessaires autour de cette exploitation en vue d’une véritable maitrise de sa valeur.
Flore KAYALA MUKALA
