
Les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont arrêté 58 personnes soupçonnées d’avoir participé à des violences et des actes de vandalisme lors de manifestations de mineurs artisanaux à Kolwezi, dans la province du Lualaba. Les troubles ont éclaté après des inspections gouvernementales dans les unités de traitement et les centres d’achat de minerais.
Présentés au ministre Provincial Roy Kaumba Mayonde, le 23 Octobre , les suspects sont accusés d’avoir profité des manifestations pour commettre des infractions. Selon les informations relayées par Radio Okapi, la responsabilité individuelle de ces suspects reste à établir.
Ces protestations qui ont commencé le 19 octobre dernier font suite à une opération d’inspection que les creuseurs qualifient de restriction de vente du cuivre et du cobalt. D’après les témoins de l’évènement, c’est la commission inter-agences de Kinshasa venue inspecter qui a occasionné ce malentendu.
Les activités ont été perturbées dans plusieurs quartiers de Kolwezi. Barricades , Pneus brûlés jets de pierres par des manifestants ont conduit la police à utiliser du gaz lacrymogène pour calmer la foule, selon révèle encore une fois Radio Okapi.
Au-delà des violences, la crise révèle un différend persistant sur l’accès aux sites miniers artisanaux notamment à Kamilombe , une concession de la Gecamines.
La gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, rejette les affirmations selon les quelles des usines de traitement des minéraux avaient été fermées. Elle affirme que les entreprises restent ouvertes et appelle les mineurs à vendre via des registres des coopératives.
Chico Kebonte, conseiller du ministre national des mines et membre de la commission d’inspection, a déclaré que l’opération visait à améliorer la conformité réglementaire plutôt qu’à suspendre l’activité minière, selon Actualite.cd.
Le calme a commencé à revenir dans certaines parties de Kolwezi le 21 octobre, bien que des tensions persistent. Des opérations de sécurité ultérieures ont conduit à l’arrestation des 58 suspects présentés aux autorités provinciales le 23 octobre.
Le bilan fait état de plusieurs blessés, des magasins pillés et des véhicules endommagés. Un poste de police avait été incendié, occasionnant l’évasion des détenus, rapporte les sources locales.
Flore KAYALA MUKALA
