
Les Nations Unies alertent sur le fait que la planète est entrée dans une ère de « pénurie d’eau », car les pressions climatiques et la demande croissante accentuent la pression sur les ressources en eau mondiales.
Dans un rapport phare publié en début 2026 et actualisé en Mars dernier, des chercheurs de l’ONU ont alerté sur le fait que le monde se trouve dans une situation de « pénurie d’eau », où la demande humaine et l’épuisement des ressources en eau naturelles dépassent les taux de renouvellement. Cette situation menace la sécurité énergétique et alimentaire mondiale et risque d’entraîner une dégradation écologique irréversible.

Le stress hydrique peut varier considérablement d’un endroit à l’autre, causant parfois des dommages considérables, notamment pour la santé publique, le développement économique et le commerce mondial. Il peut également engendrer des migrations massives et des conflits.
Face à l’aggravation du stress hydrique dans certaines régions, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la pression s’accentue sur les pays pour qu’ils mettent en œuvre des pratiques plus durables et innovantes et renforcent la coopération internationale en matière de gestion de l’eau. Les experts soulignent que les pays touchés doivent également tenir compte du fait que les bassins versants où convergent les eaux de pluie, de fonte des neiges et de ruissellement vers une même étendue d’eau pourraient ne jamais retrouver leur niveau historique, ce qui rend une collaboration soutenue essentielle pour répondre aux besoins en eau de chaque pays.
Le monde est désormais entré dans une ère de « faillite de l’eau », où le prélèvement excessif et persistant d’eau de surface et souterraine a endommagé les systèmes hydriques naturels au point qu’il est soit impossible, soit excessivement coûteux de les restaurer.

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La dégradation des zones humides et le recul des glaciers, par exemple, « ne sont pas de simples signes de stress ou des épisodes de crise », précise le rapport, mais plutôt les symptômes d’écosystèmes qui ont atteint un point de non-retour.
Cette situation aura des répercussions importantes sur les prix alimentaires, l’emploi, les migrations et la stabilité géopolitique, ajoute-t-il.
L’eau est également devenue une source de conflit ces dernières années, suscitant des inquiétudes croissantes quant aux « guerres de l’eau ». Partout dans le monde, le nombre de conflits liés à l’eau tant à l’intérieur des États qu’entre eux a augmenté.
En 2024, dernière année complète pour laquelle des données sont disponibles, les experts révèle avoir dénombré un nombre record de 420 conflits de ce type , selon le Pacific Institute, qui recense les violences liées à l’eau.
Source : Rapport UN » The global water crisis »
