
Mardi 23.06.2026
Il s’est tenu à l’hôtel Hilton de Kinshasa la 5ème réunion du Comité de pilotage (COPIL) dans le cadre du projet Développement économique intégré du secteur minier (DISM II) mis en œuvre par la GIZ avec le cofinancement de l’Union européenne.
Cette 5ème et dernière réunion marquant la fin du projet a réuni les principales parties prenantes de la réforme engagée au sein de l’administration publique et dans la gouvernance minière.
Presidée par le Secrétaire exécutif du COREF Mr Godefroid Misenga, la réunion a connu deux temps forts : La présentation des conclusions du CST issues de la retraite stratégique de 4 jours à Kolwezi et la présentation des progrès accomplis dans la mise en œuvre et des innovations apportées.
<<La réunion de ce jour marque la fin du financement de l’Union européenne, principal bailleur du projet. Après 46 Mois soit près de 4 années de mise en œuvre, cette réunion constitue à la fois un moment de bilan et de réflexion>> a déclaré le Secrétaire exécutif du COREF.
Et d’ajouter
<<Au cours de cette période, le Comité s’est réuni 16 fois et la dernière en date est la retraite stratégique de Kolwezi. Et ce travail approfondi a permis de prendre du recul sur les réalisations du projet, d’analyser les enseignements et d’identifier les perspectives>> A-t-il poursuivi.
Dans le cadre de la présentation des résultats, leçons apprises et perspectives des projets mis en œuvre; le COREF, le CTR et la DEME ont présenté ensemble les prévisions des recettes réalisées, la DGI et le SG Mines ont dressé un bilan sur le contrôle fiscal.
De leur côté l’ITIE et la CTCPM ont expliqué le travail accompli dans la publication des données, Et à son tour l’ONG Oisillons Group a parlé de l’engagement de la société civile dans le suivi citoyen.
Dans le but de faire un résumé global du travail accompli pendant toute la période des financements du projet DISM II, le Comité de suivi technique a procédé à la lecture de dix messages clés englobant les objectifs atteints par les bénéficiaires dans la mise en œuvre du projet.
Parmi ces messages:
- La maîtrise des données minières et des outils d’analyse des recettes minières est devenue un jeu de souveraineté économique.
- L’intégration de la modélisation financière des grands projets miniers dans les prévisions des recettes du budget de l’Etat constitue une réforme structurante pour la planification budgétaire et la gestion macroéconomique de la RDC
- La maîtrise de la modélisation financière par les cadres congolais qui va au-delà de la prévision des recettes
- L’efficacité ddu contrôle fiscal dans le secteur minier repose sur une approche fondée sur l’identification et la mitigation des risques.
- Plus de 200 agents des administrations minière et financière ont été formés en fiscalité minière en collaboration avec les départements des ressources humaines de chaque structure.
- La supervision efficace des recettes minières requiert la digitalisation de l’ensemble de la chaîne des données.
- La rréduction des asymétries d’information entre l’Etat et les entreprises extractives est une condition essentielle d’une gouvernance efficace du secteur.
- Renforcer les capacités de la société civile en matière de fiscalité minière et de plaidoyer consolide la confiance entre les acteurs étatiques, entreprises extractives et citoyens.
- Les eengagements internationaux de la RDC en matière de transparence, de gouvernance des ressources naturelles et de mobilisation des recettes.
- La mobilisation et la gestion transparente des recettes minières ne peuvent produire une légitimité durable que si elles sont comprises et appropriées par les citoyens.
Les témoignages des participants bénéficiaires du projet ont constitué un mini documentaire qui a été diffusé dans la salle .
Flore KAYALA MUKALA
