
Face à l’initiative parlementaire visant à réviser le code minier, le Centre for Clean and Green Governance (CCGG ASBL) plaide pour une réforme prudente, inclusive et concertée.
Dans une note de position publiée le 20 Juillet 2026, l’Organisation estime que la RDC doit adopter son cadre légal aux réalités des minerais critiques, sans remettre en cause les avancées obtenues avec la réforme de 2018.
Le CCGG rappelle que le contexte international marqué par la forte demande en cobalt, cuivre et lithium, offre à la RDC une opportunité stratégique de renforcer sa souveraineté économique. Toutefois, une révision menée dans la précipitation pourrait créer des incertitudes juridiques, fragiliser la confiance des investisseurs et raviver les tensions avec les communautés locales.
L’OSC souligne que la réforme de 2018 a permis d’améliorer la mobilisation des recettes minières, de renforcer la redistribution des revenus aux provinces et aux entités territoriales décentralisées, tout en consolidant les exigences environnementales et les mécanismes de participation communautaires.
Pour le CCGG, la modernisation du Code minier doit consolider la gouvernance du secteur sans compromettre l’attractivité de la RDC dans la compétition mondiale autour des minerais stratégiques.
Flore KAYALA MUKALA
