
Une étude d’IPIS et d’IBGDH rendue publique ce 1er Octobre 2026 met en lumière l’ampleur de l’exploitation artisanale du cuivre et du cobalt dans le Lualaba mais aussi les limites de sa formalisation, les inégalités du de genre et le poids des coopératives dans la chaine d’approvisionnement.
Dans la province du Lualaba, l’exploitation minière artisanale et à petite échelle(EMAPE) du cuivre et du cobalt continue de représenter une importante source d’emplois et de revenus mais derrière cette contribution économique se cachent encore de nombreuses fragilités en matière de gouvernance , de formalisation , de sécurité et d’accès équitable aux opportunités.
C’est ce que révèle le rapport « Réalités de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle du cuivre et du cobalt dans la province du Lualaba en RDC », publié par l’international peace information service (IPIS)et l’Initiative Bonne Gouvernance et Droits Humains(IBGDH). L’étude s’appuie notamment sur la cartographie de 51 sites d’EMAPEet des entretiens avec 588 parties prenantes.
Plus de 109 000 mineurs recensés sur 47 sites
D’après les statistiques de l’enquête , 109 107 mineurs artisanaux sont présents sur les 47 sites actifs visités. Et 61% reste concentrés sur quatre sites à savoir Mutoshi, Kamilombe, Menuiserie et Tilwezembe.
Ce taux en dépit de la loi qui prévoit la travail des exploitants uniquement dans les zones d’exploitation artisanale (ZEA). Fort malheureusement sur les 55 ZEA recensées dans le Lualaba en 2024 , seules deux étaient activement exploitées, révèle l’étude. Il a été constaté que la grande majorité des sites visités par les chercheurs se trouvent dans les concessions industrielles , dans un système de coexistence.
Cette situation entretient donc une importante zone grise entre formalisation et informalité, tout en alimentant les tensions entre exploitants artisanaux et entreprises minières industrielles…
A suivre
Flore KAYALA MUKALA
